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Jobs à la con…

« Dans le privé, il y a encore plus de bureaucratie que parmi les fonctionnaires »

Source: Knack

Selon l’anthropologue américano-britannique David Graeber, les trois quarts de tous nos emplois ne sont rien de plus qu’une perte de temps. « La plupart des gens ont travaillé 15 heures par semaine en moyenne pendant des années. Le reste est consacré à des activités totalement inutiles. »

Jobs à la con: "Dans le privé, il y a encore plus de bureaucratie que parmi les fonctionnaires"

© Getty Images/iStockphoto

« Si les banquiers, juristes, consultants, avocats d’affaires, lobbyistes ou responsables RP se mettaient en grève, personne ne protesterait. Mais quand les conducteurs de train, les nettoyeurs ou les chauffeurs de bus cessent leurs activités, la moitié du pays est perturbée. Ne dites pas à David Graeber quels emplois ont vraiment de l’importance. Un professeur d’anthropologie affilié à la London School of Economics (LSE) et emballé par l’anarchisme? « Écoutez, un quart des emplois fournissent des services et des produits dont on a vraiment besoin. Mais la très grande majorité des emplois dans les services financiers, les ventes, le marketing, les ressources humaines, la communication et l’administration? Ce sont des jobs à la con. » C’est là le titre du dernier livre de Graeber qui paraîtra en français en septembre prochain.

En 1930, l’économiste britannique John Maynard Keynes prédisait que la semaine de travail de quinze heures serait introduite avant la fin du 20e siècle grâce à l’automatisation.

David Graeber: Il avait raison. Seulement, les emplois qui ont disparu en raison de l’automatisation ont été remplacés par des jobs à la con. La plupart des gens font environ 15 heures de travail significatif par semaine depuis des années. Le reste de leur temps est consacré à des activités totalement inutiles – je fais une sélection: envoyer des e-mails, se réunir pendant des heures, suivre des séminaires de motivation, mettre à jour leur profil Facebook ou télécharger des séries télévisées.

Qu’entendez-vous par job à la con?

C’est un travail où la personne qui l’exerce pense que cela ne ferait aucune différence si elle disparaissait. Pire encore, dans certains cas, les gens croient même que le monde serait mieux loti sans eux.

Presque tous les économistes nous le disent: « Les gens aiment travailler, même si le travail ne représente rien. Car nous serions des êtres rationnels qui s’efforceraient d’obtenir autant de rendement que possible pour nous-mêmes en fournissant un minimum d’efforts. Si c’est vrai, les gens qui sont payés pour ne rien faire doivent être ravis. La réalité montre une image différente. À peine 6% des personnes qui font un job à la con disent: « J’ai un boulot dépourvu de sens et je trouve que c’est fantastique. » Peut-être parce qu’ils n’aiment pas leurs familles et sont heureux de pouvoir remplir des mots croisés à leur bureau la journée. (rires) La grande majorité est profondément malheureuse. J’ai appris ça grâce à une enquête du bureau de recherche international YouGov et des réactions massives que j’ai reçues suite à un essai sur jobs à la con que j’ai écrit en 2013 pour le magazine britannique STRIKE!. J’ai alors suggéré pour la première fois que j’avais le sentiment que les jobs dénués de sens étaient largement répandus. Les mois suivants, ma boîte aux lettres débordait d’histoires de personnes qui ont confirmé ce sentiment.

David Graeber

David Graeber © Eric de Mildt

De plus en plus de gens souffrent de burn-out. Mais si votre chiffre de 40% d’emplois dénués de sens est plus ou moins correct, de nombreux burn-out ne sont-ils pas des bore-out? Des gens qui s’ennuient à mourir?

C’est bien possible. Nous savons qu’un peintre en bâtiment n’a pas de travail sans contenu. Je suis sûr que ce qu’il déteste le plus ce sont ces rares moments où il doit agir comme s’il travaillait dur pour ménager les susceptibilités de son patron. Imaginez que tout votre travail consiste à faire semblant de travailler dur. N’est-ce pas terrible? Un jeune ingénieur égyptien travaillant pour une entreprise publique du Caire m’a dit qu’il attendait toute la journée jusqu’à ce que quelque part dans le bâtiment la climatisation tombe en panne. Ils pourraient simplement le laisser à la maison et l’appeler quand ils ont besoin de lui, mais ce n’est pas permis – parce qu’alors il ne travaille pas. Il passe donc ces journées à déplacer les piles de papier sur son bureau.

Le cliché veut que ce soit l’apanage des fonctionnaires. Mais selon vous, les emplois absurdes dans le secteur privé sont au moins aussi fréquents.

La bureaucratie n’est pas exclusivement liée à la fonction publique. Au contraire, dans le secteur privé, certaines entreprises sont encore plus douées. Disons que vous avez seulement acheté un nouvel ordinateur et que le clavier est cassé. Vous entrez dans le magasin et vous en demandez un nouveau. À quoi l’homme derrière le comptoir rétorque:  » Vous devez d’abord prendre rendez-vous avec mon collègue compétent pour déterminer si votre clavier est cassé. »

Et combien de fois ne se retrouve-t-on pas dans une situation kafkaïenne lorsqu’on appelle sa banque avec un petit problème? Dernièrement, j’ai passé plus d’une heure au téléphone avec huit membres du personnel de ma banque pour un bête virement international. Ils ne pouvaient soi-disant pas le faire, parce qu’il y avait un problème avec une réglementation gouvernementale. À ce moment-là, la bureaucratie privée et gouvernementale a parfaitement fusionné. Parce que toutes ces prétendues réglementations gouvernementales pour le secteur financier sont écrites par les banques elles-mêmes. Alors qu’elles donnent un pot-de-vin aux politiciens, elles leur murmurent à l’oreille: « Les règlements que nous voulons sont sur cette feuille. » Les deux tiers des bénéfices de la plus grande banque américaine, JPMorgan Chase, proviennent de « contributions et amendes ». Ils ont tout intérêt à ce que les règles soient aussi compliquées que possible, afin d’extorquer de l’argent à leurs clients.

Les entreprises privées veulent faire des profits. Les actionnaires, les PDG et les conseils d’administration n’ont tout de même aucun intérêt à payer des gens pour un travail insignifiant ?

Si vous fabriquez des voitures ou des lampes, normalement, vous ne voulez pas de personnes dont vous ne pouvez rien faire. Certainement pas si vous devez affronter une forte concurrence. Mais si vous êtes JP Morgan Chase, une autre réalité s’applique. Alors vous avez tout intérêt à une réglementation si ambiguë que vos clients commettent constamment des erreurs. Les amendes qui en résultent remplissent le tiroir-caisse. Ce n’est pas sans raison que la plupart des jobs à la con sont fournis par les banques, les assureurs et le secteur immobilier. Ils font de gros profits basés sur la féodalité, pas sur le capitalisme. Il ne s’agit pas de la vente de produits, mais de l’un qui vide l’autre. Même les grandes entreprises industrielles telles que General Motors (GM) doivent presque tous leurs bénéfices à leurs services financiers. GM gagne son argent grâce aux intérêts sur les prêts automobiles et non plus par la vente de voitures.

Les métiers tournés vers la production ont été automatisés. Entre 1910 et 2000, le nombre de personnes travaillant aux États-Unis dans le secteur industriel et agricole s’est considérablement réduit et le secteur des services a triplé, qui est au fond un secteur administratif; il y a eu de toutes nouvelles branches de l’industrie, comme les services financiers et le télémarketing. En même temps, les secteurs tels que le droit des sociétés, l’éducation et l’administration des soins de santé, les ressources humaines et les relations publiques se sont développés très rapidement. Les trois quarts de la main-d’oeuvre américaine travaillent aujourd’hui dans ce secteur dit des services, plein d’emplois absurdes. Il n’inclut même pas tous les nettoyeurs, les agents de sécurité, les livreurs de pizza et les promeneurs de chiens dont les emplois significatifs maintiennent tout ce secteur dénué de sens.

Le travail significatif est rendu de plus en plus con, il suffit de penser aux infirmières et aux enseignants qui perdent un temps précieux à remplir des documents insensés. En tant que professeur, je suis un expert en la matière.

Beaucoup d’emplois que vous considérez comme des jobs à la con ne sont perçus ainsi par les personnes qui les exercent. Pour beaucoup de gens, leur travail donne justement un sens à leur vie.

Les sociologues du travail affirment toujours que la plupart des gens puisent du sens dans leur profession. Les mêmes sociologues du travail déclarent que la plupart des gens détestent leur travail. Les deux ne peuvent pas être vrais, non? (rires) À moins que la plupart des gens trouvent leur travail significatif parce qu’ils le détestent. « Je souffre, donc je peux gagner assez d’argent pour acheter une maison et une voiture. »

Vous dites qu’il faut mettre fin à tous les jobs à la con et redistribuer le travail significatif. Vous plaidez en faveur de la semaine de travail de quinze heures et l’instauration du revenu de base. Ne craignez-vous pas que beaucoup de gens aient du mal à gérer tout ce temps libre ?

Cette semaine de quinze heures n’est pas une chimère, vous savez. On peut également continuer à travailler pendant quarante heures par semaine et prendre quatre mois de vacances.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, nous en sommes venus à croire que les travailleurs qui ont trop de temps libre se mettent à boire. Qu’ils développent une dépression à travers l’oisiveté de leur existence. Je trouve très condescendant de simplement partir d’un principe tel que: « Les travailleurs ne sont pas capables de remplir leur temps de manière significative avec d’autres activités.

Travailler huit heures par jour est d’ailleurs une invention assez récente. Même au Moyen-Âge, un serviteur ne travaillait que quatre heures par jour.

Il consacrait le reste du temps à lutter pour sa survie.

C’est vrai. Et pourtant il avait plus de temps libre que nous, et c’est pourquoi nous connaissons encore tout ce folklore depuis lors. Si la semaine de travail de quinze heures est introduite demain, beaucoup de gens apprendront à jouer d’un instrument de musique ou un nouveau métier. En tant qu’anthropologue, je sais ce que c’est. J’ai passé des années à Madagascar, j’ai écrit une histoire culturelle de l’île. Les Malgaches mettent en pratique ma société idéale depuis des siècles: ce sont des paysans qui ne travaillent pas plus de quatre heures par jour. La monogamie n’y existe pas, tout le monde couche avec tout le monde. (rires)

Savez-vous quel est le véritable drame ? Que la doctrine économique actuelle ait été développée pour les problèmes du dix-neuvième siècle, pas pour les problèmes qui nous arrivent. Dans le passé, il s’agissait d’une croissance et d’un profit maximum, maintenant il devrait s’agir de la façon dont nous maintenons les choses sans détruire notre planète. La science économique telle qu’elle existe actuellement n’a pas été développée pour lutter contre le changement climatique, la pollution ou la surproduction. Nous devons repenser tout notre système.

Suite à la crise financière, vous avez prédit des soulèvements dans divers pays européens et un effondrement économique majeur. « Bientôt, nos politiciens devront se mettre une fausse moustache pour aller manger un morceau », avez-vous déclaré à Knack en 2012. Avez-vous commis une erreur?

Pas du tout. Je pense que nous nous sommes habitués à cela.

Début juin, j’étais à San Francisco. J’ai été choqué par ce que j’ai vu là-bas. À Londres, des gens dorment dans des boîtes en carton sous les porches, mais là-bas les sans-abri sont au milieu de la rue. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de films de zombies dans les cinémas américains aujourd’hui: ils vivent dans un monde apocalyptique. Quelqu’un m’a dit que les sans-abri dans la rue ne sont que le sommet de l’iceberg. Au moins autant de personnes dorment dans leur voiture ou leur camping-car. De plus en plus de sexagénaires et de septuagénaires ne peuvent pas prendre leur retraite et doivent travailler jusqu’à leur mort. Il y a en effet un effondrement social que nous aurions trouvé catastrophique il y a trente ans. Maintenant, les gens semblent trouver tout cela normal.

Une mesurette de plus sur le dos des citoyens…

Et hop! Un petit tour de magie pour trouver quelques milliards.
On va encore passer à la caisse!

Aaaah! Cette belle affaire ARCO dont on nous parle tant. Mais qu’est-ce donc ARCO?
ARCO est un holding, donc une société composée d’environ 800 coopérateurs, qui ne produit rien, sauf des capitaux; enfin, elle aurait du…

Cette société, à force de jouer sur les marchés, s’est cassé la figure et est en faillite. Inutile de broder autour avec du blabla qui tentera d’excuser ce jeu de dupes.
Les actionnaires, pas contents, y ont laissé leurs plumes. C’est pas ça le jeu?
Lorsqu’on joue avec de l’argent, tout comme au poker, il faut savoir perdre…

Et bien ils ont perdu. Mais qui, « ils »? Nous saurons après une multitude de recherches compliquées, qui sont ces actionnaires perdants. Bref, peu importe, mais il semble clair que ces derniers soient de grands copains liés étroitement à la politique et aux banques (forcément…)

Du coup, tout comme avec l’affaire Belfius que les citoyens auront renfloué depuis leur poches à coups de milliards, on prend les mêmes et on recommence! (On ne change pas un truc qui marche!)

Pour résumer grossièrement, l’Etat avait, sans l’accord des citoyens payeurs, racheté 100% de Belfius en y injectant l’argent de ces mêmes citoyens.

 

Maintenant, pour sauver un autre holding financier (qui ne rapporte rien aux citoyens payeurs, ce même Etat qui en 2011 avait assuré une garantie de 100.000 € par actionnaire ( Yves Leterme) reprend la patate chaude avec ce trou de 600 millions d’€ car il faut indemniser les perdants au jeu.

A noter que, considérant que la garantie Arco constituait une aide d’Etat illégale, la Commission européenne avait enjoint à la Belgique de récupérer les avantages qui y étaient liés et de s’abstenir de tout paiement au titre de la garantie. La CJUE avait confirmé cette analyse en décembre dernier.
Ceci n’a bien sur pas été pris en compte!

Mais alors; comment dégager 600 millions? Simple: Le Premier ministre Charles Michel a mis en avant ce mardi la capacité de son gouvernement à mener des réformes => On remet en selle une vieille recette.

Un fonds de 600 millions d’euros, alimentés via 400 millions de la banque Belfius (ex-Dexia), devrait voir le jour.
C’est Belfius, qui est actuellement à 100% dans les mains de l’Etat belge, qui pourrait chercher à dégager ce montant grâce à une entrée en Bourse de l’institution bancaire.
Pure spéculation! Aucune garantie! Par contre, on va encore une fois privatiser!
Privatiser, c’est revendre à une société privée un bien qui appartient à l’Etat, donc aux citoyens.
La société privée va donc tenter de faire de plantureux bénéfices sur quelque chose qu’elle n’a pas acheté car payé par les citoyens, mais auxquels aucun dividende ne sera reversé.
Par contre, si cette société se casse la figure, l’Etat la reprendra et la « sauvera » à l’aide des deniers publics une fois de plus.

Vous vous rappelez? Résumé depuis les années ’80…

CGER banque publique (Caisse Générale d’Epargne et de Retraite)

 

 

 

Crédit Communal public mais assez vite en difficulté

 

 

 

 

 

 Dexia repreneur privé créé mais actionnariat public 

 

Belfius banque privée créée pour l’occasion

 

 

Three Question Marks Drawing

Et bientôt un nouveau logo pour Belfius en faillte devient 100% publique car sauvée par les citoyens => Belfius re-privatisé.

 

 

En somme, c’est le citoyen qui a créé la CGER devenue Crédit communal, renfloué Dexia, puis encore sauvé Belfius.
Ce même Belfius qui va maintenant sauver les investisseurs privés d’ARCO! Donc nous tous encore une fois!

Si demain Belfius (privatisée) se casse encore une fois la figure car son entrée en bourse n’aura pas rapporté les milliards escomptés, ce qui est à craindre fortement, qui va sauver Belfius qui appartient à l’Etat Belge? Je vous laisse deviner…

Budget : « Le gouvernement fait la démonstration de sa capacité de décision »

Le Premier ministre Charles Michel a mis en avant mardi la capacité de son gouvernement à mener des réformes. Selon lui, l’accord auquel il est parvenu au cours de la nuit sur le budget 2019 et une série d’autres dossiers le démontre. Pour le PS, cet accord fait payer aux plus précarisés la mauvaise gestion de l’exécutif. Ecolo dénonce les « vieilles recettes ».

Comme annoncé, le gouvernement fédéral s’est accordé sur un « job’s deal » – fort de 28 mesures et qui vise à créer 12.500 emplois dès l’an prochain- , l’arrivée d’un 4e opérateur télécom mobile sur le marché belge, ainsi que la privatisation partielle de Belfius et l’indemnisation des coopérateurs d’Arco.

Les deux derniers dossiers étaient liés. L’échéance de l’entrée en bourse de 30% de la banque belge n’est pas encore décidée. Le produit servira au désendettement ainsi qu’à financer le Pacte stratégique d’investissement à concurrence de 190 millions d’euros.

Quant à l’indemnisation des coopérateurs d’Arco, elle bénéficiera d’une enveloppe de 600 millions d’euros. Le paiement des indemnités sera effectué lorsque le gouvernement aura pris une décision définitive sur l’entrée en bourse (IPO) de Belfius. La banque traitera les demandes.

« Le gouvernement fait payer sa mauvaise gestion aux plus précarisés »

L’accord budgétaire conclu cette nuit par le gouvernement fédéral fait payer aux plus précarisés la mauvaise gestion de l’exécutif Michel, a déploré mardi le PS à la Chambre.
Ecolo dénonce lui de vieilles recettes, qui reporte la note sur les générations futures. Pour lui, les économies réalisées sont le résultat d’une « asphyxie » organisée par le fédéral ces dernières années, qui mène à un trou de 5 milliards d’euros en 2019, et non 2,6 milliards ou 3 milliards comme le prétend un « gouvernement de menteurs sur le plan budgétaire ».
Pour le PS, le gouvernement a accordé des « chèques en blanc au grand patronat » en faisant des cadeaux aux diamantaires, en n’agissant pas assez contre les paradis fiscaux, aux dépens des plus précarisés touchés par le saut d’index, les mesures sur les pensions, les allocataires, les coupes SNCB, la TVA sur l’électricité, etc.
Les créations d’emploi dont se targue le gouvernement, quant à elles, sont essentiellement dues à l’amélioration de la conjoncture internationale, ajoute un député d’opposition.
Il est indécent de cibler les chômeurs par une dégressivité accrue de leurs allocations, ou en durcissant les prépensions, alors que dans le même temps le gouvernement octroie un cadeau aux coopérateurs d’Arco.
Quant à la vente de parts de la banque publique Belfius, « on brade un actif qui fonctionne bien parce qu’on ne parvient pas à désendetter ».

Ecolo dénonce de vieilles recettes, qui reporte la note sur les générations futures

Les écologistes francophones ont dénoncé mardi les « vieilles recettes » utilisées par le gouvernement fédéral pour boucler le projet de budget 2019 et l’accord trouvé pour le « deal pour l’emploi », l’indemnisation des coopérateurs d’Arco – liée la privatisation partielle de Belfius – et à l’arrivée d’un 4e opérateur mobile sur le marché des télécoms, qui entraînent, selon les Verts, « la précarisation accrue d’une frange de plus en plus importante de nos concitoyens ».

« Contrairement à ce que présentait ce matin le gouvernement fédéral, le compte n’est pas bon. En effet, le gouvernement Michel continue de nier que certaines de ses estimations budgétaires ne tiennent pas la route (par exemple: caractère structurel des versements anticipés Isoc, nouvelles recettes fiscales) et, par conséquence, va envoyer la facture aux prochaines législatures et générations futures », ont indiqué les coprésidents d’Ecolo, Zakia Khattabi et Patrick Dupriez, dans un communiqué.

« Privatisation, contrôle, sanction… autant de vieilles recettes qui n’ont jamais rien donné d’autre comme résultat que la précarisation accrue d’une frange de plus en plus importante de nos concitoyens », ont-ils ajouté.

Selon Ecolo, l’accord sur l’emploi, par exemple, se fait budgétairement et symboliquement au détriment des plus fragiles. « Si certaines mesures concernant les métiers en pénurie sont intéressantes, notamment en termes de formation ou de mobilité professionnelle, la dégressivité accrue des allocations de chômage reste scandaleuse alors qu’on sait à quel point le marché de l’emploi actuel est difficile », ont poursuivi les dirigeants écologistes.

La FEB voit « plus de points positifs que de points négatifs »

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) voit « plus de points positifs que de points négatifs » dans l’accord pour le budget fédéral présenté mardi par le gouvernement Michel. L’accélération de la dégressivité des allocations de chômage est un plus considérable pour les employeurs, mais ceux-ci restent inquiets quant à l’exécution concrète de ces mesures.

« Il est positif qu’une série de dossiers qui hypothéquaient le travail du gouvernement, comme Arco et Belfius, aient été débloqués. Il est également une bonne chose que des mesures aient été prises en vue de guider un plus grand nombre de demandeurs d’emploi vers les métiers en pénurie », a déclaré Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

L’accélération de la dégressivité des allocations de chômage est « une mesure importante en vue de lutter contre les pièges à l’emploi », selon la FEB. « Il importe que la mesure soit budgétairement neutre », souligne toutefois l’organisation.

« En encourageant, par le biais d’une prime, les demandeurs d’emploi à suivre une formation conduisant à l’exercice d’un métier en pénurie, nous faisons d’une pierre deux coups: plus d’emploi dans les secteurs qui ont vraiment besoin de main-d’oeuvre. Ces demandeurs d’emploi trouveront en effet plus rapidement un travail. »

La FEB s’inquiète néanmoins de l’exécution concrète des mesures du deal pour l’emploi et surtout des mesures budgétaires. Au cours des prochaines semaines, elle examinera donc les textes de plus près afin de vérifier s’ils n’ont pas pour effet d’augmenter les coûts des entreprises.

La CGSLB « furieuse » d’une « nouvelle entorse à la concertation sociale »

La CGSLB s’est dit furieuse mardi à l’issue de la présentation en détail du budget fédéral par le gouvernement, qu’elle considère comme une « nouvelle entorse à la concertation sociale ».

« L’accord social de 2014 prévoyait que les partenaires sociaux peuvent négocier des âges inférieurs pour accéder au RCC dans le cadre des accords interprofessionnels. Or, dans l’accord estival, le gouvernement fédéral supprime cette possibilité et porte une nouvelle fois atteinte à la liberté des partenaires sociaux », estime le syndicat libéral.

L’accélération de la dégressivité des allocations de chômage est, selon la CGSLB, contreproductive mais également « dure et injuste pour les demandeurs d’emploi qui verront leurs allocations descendre encore plus rapidement en dessous du seuil de pauvreté ». « Plus les revenus sont faibles, plus il est difficile de supporter les frais liés à la recherche d’un emploi convenable (formation, connexion Internet, garde des enfants…). »

Avec le deal pour l’emploi, le gouvernement recycle, d’après le syndicat, « une mauvaise recette en associant réformes socio-économiques et budget. D’ailleurs, nous nous demandons comment il calcule l’impact de ces mesures sur les finances de l’État. Ce type de deal est plutôt révélateur de la faiblesse de sa politique budgétaire, conçue pour satisfaire aux exigences de la Commission européenne au détriment du bien-être social des citoyens.

« Un « accord d’occasions manquées » selon la FGTB

La FGTB estime d’une part que les 26 mesures de ce deal sont censées « aider 12.500 personnes à trouver un emploi », soit une « goutte d’eau dans la mer, vu que notre pays comptait pas moins de 490.318 chômeurs en mai ». La réforme des allocations de chômage – plus élevées pendant les six premiers mois puis dégressives – est pour le syndicat le fruit d’une « erreur de croire qu’une allocation plus basse aiderait un demandeur d’emploi à effectivement trouver un emploi ».

Pour le syndicat, le seul résultat à en attendre est un risque accru de pauvreté. Pour la FGTB, les 130.000 emplois vacants ne seront pas occupés par cette « politique d’activation répressive ». « Où sont les mesures gouvernementales à l’égard des employeurs afin d’octroyer de meilleurs contrats et statuts, de meilleurs conditions de travail, … ? », s’interroge-t-elle. « C’est ça la vraie pénurie sur le marché du travail.

Or, nous ne lisons jamais rien à ce sujet. » Le budget en lui même ne trouve pas plus grâce aux yeux du syndicat, qui déplore qu’il n’y ait aucune mesure « pour activer les grosses fortunes », afin de tendre vers une « fiscalité plus juste ».

Concernant l’accord sur Belfius – qui prévoit une introduction de 30% des parts de la banque en Bourse -, la FGTB estime que « Belfius doit rester dans les mains et sous le contrôle de l’Etat ». Le syndicat voit dans cette décision « une autre occasion manquée de plus de mettre la banque au service de la société ».

En guise de conclusion, la FGTB accuse l’accord de manquer de crédibilité et l’exécutif de « transmettre la facture au prochain gouvernement ».

Sources: Le Vif du 24/0/18 – La Libre (Belga) du 26/04/18.

Emploi: La descente aux enfers continue…

Tout va bien!

Promulgué avec force par nos médias depuis des années, après une « petite remontée » des chiffres plus positifs, nous y revoila, face à la réalité du long terme.

Seules quelques décisions totalement discriminatoires votées bien entendu contre l’avis de la population entre temps, ont été efficaces pour faire changer seulement les sacro-saints chiffres, et ceci, juste pour plaire dans la théorie et face à l’austérité exigée par l’Union Européenne.

On  a simplement « viré » des personnes du chômage pour les rediriger ailleurs: vers les CPAS, voir carrément à la rue, ce qui a évidement fait briller les chiffres de 2017, tout simplement!

Ces décisions à court terme ont une fois de plus démontré l’incapacité de sortir de ce système à spirale négative, mais en nous faisant miroiter le contraire!

Et maintenant, on va innover en quoi? Cette année: RIEN, c’est certain!

En cette période pré électorale, on se demande bien ce qu’il ont déjà prévu mais qu’ils vont postposer pour la prochaine législature;
De cette façon, les chiffres du chômage en 2020 seront à nouveau flamboyants! (Juste une petite diminution de la masse sur 10 ans…)

Non, rien à craindre pour 2018-2019; il faut plaire à l’électorat, voyons!

 

Et bien, c’est loin d’être gagné!

 

 

 

 

Lire l’article de L’Echo de ce 12 juillet ci-dessous afin de découvrir les chiffres du secteur de la distribution.

L’Echo – 12/07/2018

La justice est un sport de combat…

Le temps des réformes à sonné…

Dans son livre Radicaliser la justice, la juge namuroise dénonce l’industrialisation de la justice par un pouvoir politique aveugle et revanchard. Elle propose une révolution culturelle de la magistrature et un changement radical de notre système judiciaire. Rien que ça… Le Vif/L’Express l’a lu, en primeur, pour vous.

"La justice est un sport de combat"

La juge namuroise revendique son insubordination. © debby termonia pour le vif/l’express

Lire également « Manuela Cadelli : ‘Supprimons le ministère de la Justice' »

Il ne faut pas se fier à son sourire engageant ni à son look raffiné. La juge namuroise est une rebelle, une insoumise, une indocile. Elle le revendique fièrement. Les médias apprécient cette  » bonne cliente « . Il faut dire que la porte-parole de l’Association syndicale des magistrats (ASM), le plus progressiste des deux syndicats francophones, a le verbe franc.  » Le néolibéralisme est un fascisme  » : cette phrase buzz qui avait fait sortir le MR de ses gonds en 2016 est d’elle. La minigrève des magistrats la même année, c’est elle aussi, à la tête de l’ASM. Fin mars dernier, elle a même menacé de boycotter l’organisation des deux prochains scrutins électoraux normalement surveillée par le pouvoir judiciaire.

Aujourd’hui, Manuela Cadelli publie un livre dans lequel elle règle son compte au gouvernement Michel, au néolibéralisme, au management public, bref à tout ce qui menace l’indépendance de la justice. Cette brique de près de 400 pages se conclut par un peu anodin :  » La justice est un sport de combat.  » La magistrate y prononce un arrêt cinglant, inventoriant l’état de délabrement du pouvoir judiciaire, pointant l’excroissance du pouvoir exécutif favorisée par l’esprit sécuritaire, condamnant l’économie néolibérale qui prétend au monopole de l’efficacité pour faire passer la pilule de l’austérité et appliquer au secteur public les méthodes du privé.

Les juges ne se battent pas pour leur confort, ils ne peuvent plus tolérer de livrer un service public indigne d’une démocratie  »

Sa diatribe est néanmoins très argumentée, bourrée de références. La démonstration est plutôt convaincante. Grâce à ses nombreuses lectures, la guerrière ne s’expose pas seule sur le champ de bataille. On se rend compte que nombre d’autres professionnels du droit, en Belgique, en France et ailleurs, s’inquiètent de voir la justice affaiblie, menacée dans son statut de pouvoir constitutionnel. Pas seulement le premier président de la Cour de cassation Jean de Codt, dont on se souvient de la saillie contre l' » Etat voyou  » que deviendrait la Belgique en  » marchandant sa fonction la plus archaïque qui est de rendre la justice « .

L’insubordination comme ADN

Manuela Cadelli ne se contente pas de critiquer l’hostilité du politique à l’égard des magistrats et l’étranglement budgétaire de ceux-ci, via la fameuse loi du 18 février 2014  » relative à la gestion autonome de l’organisation judiciaire  » qui consacre le principe de l’enveloppe fermée : une loi à l’application de laquelle le Collège des cours et tribunaux et le Collège du ministère public résistent toujours… La juge en appelle aussi à l’insubordination qui doit être l’ADN du juge indépendant, qui a le devoir de ne pas appliquer les lois  » scélérates  » qui violent la Constitution ou la Convention européenne des droits de l’homme.  » Y renoncer, c’est une faute professionnelle, c’est la violation du serment prêté « , écrit-elle.

Elle plaide pour une révolution culturelle de la magistrature, un changement des mentalités adapté à l’époque et un vrai dialogue avec la société civile.  » Loin de former une aristocratie logée dans une tour d’ivoire, les magistrats doivent, a fortiori lorsque la démocratie est menacée, faire état de leur qualité de témoin privilégiés des délitements à l’oeuvre « , assène Manuela Cadelli, qui prône d’inculquer  » un peu de culture sociologique  » aux juges pour que ceux-ci perçoivent mieux la vulnérabilité de certaines catégories de justiciables et soient davantage conscients du  » déterminisme qui marque les poursuites pénales « . Pour elle, il faut abolir, dans les jugements, les  » vieilleries de langage « , du genre  » attendu que « , qui éloignent les citoyens des gens de robe.

La juge namuroise avance enfin des propositions radicales, comme celle de troquer notre système judiciaire inquisitoire contre un système accusatoire, à l’instar de l’Italie où le statut des procureurs est identique à celui des juges du siège, ce qui leur permet de  » former ensemble un corps unique « . Le ministre italien de la Justice n’a aucun pouvoir hiérarchique sur le parquet.  » On parle à cet égard d’un autogoverno de la magistrature, soit un système d’indépendance et d’autonomie sans équivalent en Europe « , note la magistrate belge qui se met à rêver, persuadée, comme le dit la philosophe Elisabeth Badinter, que  » seule l’utopie du futur réconforte contre le pessimisme de l’histoire « .

Est-ce que le gouvernement sait que l’on sait qu’il nous prend pour des imbéciles 

Ils s’en foutent, ils ne vivent pas dans la population.

L’exemple islandais; on en parle pas encore assez!

Islande : le peuple a fait démissionner un gouvernement, nationaliser les banques et annuler la dette !

 

Nouvelle constitution en Islande : la conspiration du silence…

L’Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et devrait, selon les prévisions de la Commission européenne, atteindre le taux de 2,7% en 2013 grâce principalement à la création de nouveaux emplois.

L’Islande est le seul pays européen qui a rejeté par référendum le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers mais curieusement les médias français et européens n’en parlent pas ou très peu…

Il n’y a pas de censure officiellement dans les médias presse, radio ou télé mais les journalistes et experts de tous bords, si prompts à parler de ce qui se passe en Egypte, en Lybie ou en Syrie, ne disent absolument rien sur ce qui se passe en Islande. En a-t-on parlé dans les nombreux débats politiques en vue de l’élection présidentielle ? A-t-on vu des images à la TV ? Bien sûr que non car les citoyens européens pourraient avoir la mauvaise idée de s’en inspirer…

En Islande, le peuple a fait démissionner un gouvernement au grand complet. Les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques en Grande Bretagne et en Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière.

– 2008 : Les banques Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing sont nationalisées pour éviter leur faillite plutôt que d’injecter inconditionnellement des capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. L’ensemble des dettes de l’Islande égale alors 9 fois son PIB. La monnaie s’effondre et la bourse suspend ses activités après une baisse de 76%.

– 2009 : Le FMI, comme à son habitude, exige, en échange de mesures dites « d’ ajustement » des coupures dans les dépenses sociales qui provoquent la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées.

La gauche remporte la majorité absolue, provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur qui était traditionnellement la force dominante dans le pays et qui ne conserve que 23,7% des voix. Johanna Siguroardottir est choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates et les écologistes de gauche.

La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette et un paiement de 3.500 millions d’euros, montant devant être payé mensuellement par toutes les familles islandaises pendant 15 ans à un taux d’intérêt de 5%. Mais le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum.

– Janvier 2010 : Le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire.

– Mars 2010 : Le référendum a lieu et le Non au paiement de la dette l’emporte par 93% des voix.

Pendant ce temps, le gouvernement essaie de régler juridiquement les responsabilités de la crise. Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent.

Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays. Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution en vue de se substituer à l’actuelle qui est une simple copie de la constitution danoise.

Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain qui élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se présentent aux candidatures (condition : être majeur et avoir recueilli le soutien d’au moins 30 personnes).

– Septembre 2010 : L’ancien Premier ministre Geir Haarde est poursuivi pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol émet également un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson.

– Février 2011 : L’assemblée constituante commence ses travaux afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte.

– Mars 2011 : Suite à quelques critiques concernant la faible participation (36%) pour nommer les membres de l’assemblée constituante, le Premier ministre, en accord avec les chefs des principaux partis représentés au Parlement, met sur pied un comité consultatif pour poursuivre la révision de la constitution. Ce dernier propose au Parlement de nommer un « Conseil constitutionnel » constitué des 25 membres de l’Assemblée constitutionnelle dissoute.

– Avril 2011 Les citoyens disent de nouveau Non à un second référendum sur le paiement de la dette, après que le président islandais Olafur Ragnar Grimsson ait refusé de contre-signer la loi du 16 février 2011 (connue sous le nom de « troisième loi Icesave »). Le nouveau gouvernement de centre-gauche assurait en effet que le nouvel accord Icesave avait été mieux négocié que le précédent mais la population islandaise maintient son refus d’être mise à contribution pour la faillite de banques jugées irresponsables.

– Juillet 2011 : Sur la base des rapports du Comité constitutionnel et du Forum national (citoyens), le Conseil constitutionnel adopte à l’unanimité un projet de constitution qui est remis au Parlement le 27 juillet. Ce dernier, chargé d’amender le projet, s’est attelé à cette tâche à l’automne 2011 et les débats se poursuivent toujours.

Les principales propositions de la nouvelle Constitution

Sur un total de 114 articles et de 9 chapitres, on peut noter en particulier :

– Article 15  : Droit à l’information. Les informations et documents détenus par les autorités publiques devraient être disponibles sans exception et l’accès au public à tous ces documents devrait être garanti par la loi.

– Article 63 : Création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du Gouvernement. Une enquête sur les mesures et décisions du Gouvernement peut être demandée par 1/3 des membres d’Althingi (parlement islandais).

– Article 65  : Droit à la consultation directe. 10% des votants peuvent demander un référendum national sur les lois votées par Althingi.

– Article 66 : Possibilité d’interpellation directe d’Althingi. 2% des électeurs peuvent soumettre une question au Parlement et un projet de loi peut y être déposé s’il est soutenu par 10% des électeurs.

– Article 90 : Formation du Cabinet. Le Premier ministre est nommé par le Parlement.

– Article 99  : Indépendance des tribunaux. L’indépendance des tribunaux doit être garantie par la loi.

– Article 105 : Autonomie des collectivités territoriales. Les sources de revenus des collectivités territoriales doivent être garanties par la loi, tout comme leur droit de déterminer l’utilisation de ces ressources.

La nouvelle constitution devrait être soumise à un référendum, avant le vote par le Parlement. Il devrait avoir lieu le 30 juin en même temps que l’élection présidentielle ou à l’automne.

L’Islande n’est certes qu’un petit pays de 320 000 habitants mais elle donne cependant une belle leçon de démocratie aux grands États de l’Europe et du monde. Songeons par exemple qu’en France, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État…

Le MCL n’est pas encore présent dans votre commune?

Vous avez envie d’aller partager et défendre l’avis de vos concitoyens au conseil communal?

Vous vous ressentez peut-être la fibre de représenter les citoyens de votre commune?

Vous voulez voir ce monde changer?

Cette année une fois de plus, chacun aura le droit de déposer sa candidature lors des élections communales selon des règles bien précises.

Si vous désirez représenter le MCL et ses idées de fond, son principe solidaire, n’hésitez pas à prendre contact avec nous!

Avant toute chose, prenez connaissance de  la charte politique du MCL

Vous trouverez ensuite facilement les informations nécessaires par le lien
Se présenter en Wallonie

Pour les élections communales, les présentations de candidats doivent être signées soit par deux conseillers communaux sortants au moins, soit :

Nombre d’habitants Nombre de signatures requises
Moins de 500 habitants 5 électeurs  communaux au moins
De 500 à 2 000 habitants 10 électeurs communaux au moins
De 2001 à 5 000 habitants 20 électeurs communaux au moins
De 5001 à 10 000 habitants 30 électeurs communaux au moins
De 10 001 à 20 000 habitants 50 électeurs communaux au moins

Vous trouverez ici le nombre d’habitants de votre commune:
Population par communes.

En avant! Et que ce monde change enfin!

« MAIS QUE PUIS-JE FAIRE TOUT SEUL? »

En 2013-2014, on disait 2018-2019 c’est loin, trop loin…

On subit, on survit,
On dénonce, on démontre,
On pense, on réfléchit,
On s’intéresse, on cherche,

On s’implique, on travaille, on agit, on parcourt, on rencontre, on se réunit, on informe, on prouve, on se donne, on écoute, on constate, on voit, on parle, on écrit, on vieillit…

Pourtant, nous y sommes et hier comme aujourd’hui trop de personnes se disent encore : « Mais quand bouge t on? » ou « Mais que puis je faire tout seul? »….

Je suis le premier conscient que le chemin du changement profond passe par la détermination, la conviction et l’union.
C’est d’ailleurs le chemin le plus difficile et le moins accessible à tous niveaux mais c’est le seul qui peut ouvrir les portes d’un renouveau…

D’ailleurs, si nous avions opté pour la facilité, nous aurions déjà rejoint un parti du système que nous dénonçons.C’est tellement plus « mode » et à portée de main..

Mais cela ne répond en rien aux aspirations profondes qui nous animent et à notre volonté farouche de vivre dans un monde ou la dignités, les droits et les libertés deviendraient prioritaires et surpasseraient largement le seul profit à tout prix voulu par quelques uns!

 

Nous ne combattons pas pour un homme, une formation, une idéologie ou un programme qui ne sera de toutes façons pas respectés…nous défendons un nouveau modèle de société au travers un véritable projet de vie impliquant tous les êtres humains constituant la société d’aujourd’hui.

Nul besoin de passer le plus clair de son temps à chercher des milliards en mettant en place des réformes et autres mesures discriminatoires puisque l’argent est là, toujours là, continuellement là…Celui ou celle qui ne l’a pas encore compris devient une « denrée rare ».

Cela fait bientôt 5 ans maintenant que je m’implique quotidiennement et j’arrive donc à la fin de mon premier mandat non rémunéré pour la collectivité.

De réunions en rencontres, de manifestations en rendez-vous, de travail acharné en débats constructifs souvent, puérils parfois, j’ai appris de chacun d’entre vous, j’ai pu évoluer et m’affirmer un peu plus chaque jour dans ce combat essentiel pour l’avenir…le nôtre, celui de nos enfants et des générations futures….Merci à toutes et tous pour cette expérience de vie.

Aujourd’hui, le temps est venu de « rempiler ou pas » pour 5 années de disponibilité supplémentaire.

A 52 ans, ce temps si précieux que je puis partager avec et pour vous demandera toujours autant d’implication et de sacrifices pour défendre et appliquer notre projet d’envergure. Il est né, il est là et il existe, vous le savez.

Si j’ai consacré autant d’années à le faire naître et vivre, c’est parce qu’il représente l’intime conviction qui est en moi, celle d’oeuvrer ardemment à la construction d’un monde meilleur, digne, juste et équitable pour tout un chacun. Ce « feu sacré » enfoui au plus profond de mon âme ne pourra perdurer et s’amplifier encore qu’au travers d’une prise de conscience de chacun d’entre nous que l’aboutissement d’un monde libre nous appartient, que nous en détenons les clés.

Nous pouvons, chacun à notre niveau, selon nos propres possibilités, s’investir dans ce qui peut donner un sens réel à notre passage sur terre. En ce qui me concerne, je suis aux antipodes de réduire une vie humaine, l’avenir de mes enfants à un combat « gauche-droite » ou à des idéologies et autres théories foireuses.

Pour moi une vie humaine ne se résume pas à un combat pour sa propre survie dans un monde de compétition à outrance et d’individualisme exacerbé!…

Vous voulez que cela change?
Il faudra alors soutenir le changement et ne plus s’investir dans la continuité de ce que vous ne voulez plus…

Ou taisons-nous à jamais et continuons à nous plaindre, à subir, à survivre tout en nous laissant distraire des véritables enjeux..et laissons nos enfants « se dépatouiller » avec ce qui les attends!

Rien n’est fatalité en ce bas monde, tout est question de choix!

Belle journée à toutes et tous,

Pascal Masarotti
Membre fondateur et porte parole du http://www.m-c-l.be/

Et dire que tout cela aurait même pu aller jusqu’à être « gratuit »…

Les services publics et la privatisation: Une erreur monumentale de gestion de plus!

Nous le savons tous, l’Etat s’est toujours inquiété de se débarrasser des institutions publiques lorsque leur gestion devenait catastrophique.

L’idée de les « refiler » à des investisseurs privés est née de cette inquiétude et nous démontre une fois de plus que l’idée n’était loin d’avoir été réfléchie jusqu’au bout sur ses conséqueces.

Ou alors s’agissait-il d’opérations poussées par des créateurs d’argent facile sur le dos des services incontournables aux citoyens?
Juteux marché qui permet à cette finance de mettre la main sur notre argent qui une fois dépensé, ne revient pas dans la poche de ceux qui ont payé les investissements colossaux de ces services publics revendus pour des clopinettes…

« Le rail, la poste, les soins: tout est devenu plus cher » (Le Vif 5/4/2018)

Une connaissance me disait justement que l’état ne doit pas être géré tel qu’une entreprise; C’est pourtant bien ce que fait l’Etat puisqu’il n’a pas le courage de changer le fondement de son fonctionnement et plaît à nous dire « qu’il manque encore 10 milliards dans le budget de l’Etat ».
Notre « dette » ne fait que gonfler.

Cette « dette » auprès de banques privées est contractée envers toute logique de gestion publique car l’UE a décrété en son temps que les banques d’Etat ne pouvaient plus prêter d’argent à taux zéro! (Sic)
Encore de la privatisation de l’argent public et de plus, coûteux!

Rappelez vous ce businessman incarné par Richard Gere dans « Pretty Woman »; quel était son « job »?
Le démantèlement d’ensembles en jetant à terre les départements qui ne rapportent pas ou pas assez et ne gardant que celles qui rapportent des plantureux bénéfices pour le revendre avec boni ensuite.
Tout cela au profit de la finance mais au détriment de tout le reste: Le social, l’emploi et de facto, une part de l’impôt public.

Pourquoi la gestion de l’Etat est-elle un fiasco total qui nous entraîne vers le bas?
Simplement parce que l’argent est « extorqué légalement » pour atterrir dans des poches qui n’en redistribuent rien à la source et en sus, ne paient quasi pas ou carrément plus d’impôts!
Ce système est révolu, il a fait ses preuves.

C’est dans cette optique que le Mouvement Citoyens Libres a travaillé sur ce projet, si simple direz-vous, mais tellement efficace, non seulement afin d’apporter les besoins nécessaires à l’Etat pour fonctionner correctement, mais surtout pour se donner les moyens de faire bien mieux que les redondantes coupes sombres, destructions de services, diminutions de moyens de sécurité  (sociale aussi), etc…

OUI! Il est possible de financer l’Etat avec une simplicité évidente pour sa recette et de plus, un financement qui coûte nettement moins cher à chaque citoyen: Cela s’appelle la Taxation des Transactions Financières.

Cette méthode se passe en outre de TOUTE la taxation existante, donc nous rend un réel pouvoir d’achat qui refera enfin tourner l’économie.

Une méthode pas neuve du tout, elle est étudié depuis plus de 40 ans!
(Découvrez ce sujet sur notre page:
La TTF, un seul impôt minimal est nécessaire. )

Belle journée à tous, malgré que votre train sera encore en retard, que votre très cher courrier arrivera un autre jour, que vos factures de téléphone, gaz, électricité, eau, télédistribution et/ou téléphonie, vos assurances et vos coûts bancaires qui explosent!

Je disais donc… Belle journée quand même!